Festival d’Avignon 2023

Cette année je me suis déplacée au festival d’Avignon pour un de mes projets artistiques. Cela m’a permit de créer du lien et d’établir des contacts mais aussi de découvrir de nouveaux spectacles vivants.
J’ai fait le choix d’explorer plusieurs thématiques comme le burlesque qui se rapproche du théâtre musical et aussi de revisiter certains classiques comme William Shakespeare.
Ma venue au village du off a été très enrichissante sur le plan professionnel. J’ai assisté à une conférence d’auteure (interview de Michèle Gazier par Harold David) ainsi qu’à une table ronde autour de l’écriture théâtrale, trois profils différents d’artistes travaillant dans le spectacle vivant échangent leurs expériences auprès du public.

Céline Valette au village du Off
Festival d’Avignon – vers le village du off
Photos de l'auteure discutant avec un des responsables du festival
Participants à la conference la fiction en littérature
Photos de trois artistes et le présentateur
Artistes partageant leurs expériences autour de l’écriture théâtrale
Final de la troupe se tenant la main.
Applaudissement du public lors du final de la pièce de théâtre. Salut des artistes.
Partie de l'architecture du théâtre d'Avignon
Entrée du théâtre historique.
Peinture murale représentant une femme à la fenêtre
Personnage de roman à la fenêtre dans une des rues de la ville.

Pensée 0421

En tant qu’artiste, je suis traversée par toutes sortes d’émotions qui interagissent sur mon métier. Celui-ci ne se résume pas à chercher l’inspiration et écrire sans discontinuité des centaines de livres.
Le monde qui m’entoure est important.
Aujourd’hui, j’ai entendu une émission à la radio sur France culture et qui citait un groupement de plusieurs auteurs au Royaume-Uni. Son objectif était d’interroger les différents acteurs de l’édition sur leur capacité à maîtriser l’impression afin de s’acheminer vers une utilisation plus responsable du papier.
Cette problématique environnementale m’avait déjà inquiétée pendant la première épidémie de COVID lorsque j’ai débuté mon activité professionnelle. Et, je n’étais effectivement pas la seule. Des conférences sur le mal-être des auteurs face à leur métier et les possibles impacts sur la planète avaient lieu à la BnF.
Mes propos ne sont pas ceux de l’ensemble des auteurs, ils n’engagent que moi même.
Dans un précédent article, je proposais quelques pistes de réflexion sur un métier en pleine mutation et elles étaient les suivantes :

  • favoriser l’impression à la demande
  • la fin du D.R.M
    accélérer l’accessibilité numérique (pour tout type de public)
  • rémunérer les auteurs pour leur création (par exemple : le paiement systématique d’une avance à la signature d’un contrat d’édition plutôt qu’un paiement à la fin des ventes lorsqu’il ne s’agit pas d’auto-édition)

A l’heure actuelle, il y a une disparité entre l’accès et l’achat d’un livre physique et un livre en numérique. Dans la majorité des cas, pour le numérique il s’agit d’un accès à un contenu en ligne selon des conditions bien définies par le diffuseur. Ce qui ne poserait aucun problème si nous parlions d’abonnement de lecture plutôt que d’achat de livre. Dans le cas d’un achat de fichier pour la version numérique du livre, si elle se fait sans D.R.M, l’auteur s’expose peut-être à un partage du livre sans en recevoir les bénéfices mais cela n’est pas certain. Pour ne pas entraver la liberté individuelle, disposer d’un fichier numérique selon un format ouvert est plus juste. A nous de sensibiliser le public sur nos conditions de travail d’artiste et notre mode de rémunération.
Dans le cadre de l’impression à la demande, si le choix du type de papier est recyclé, certains labels devraient permettre de s’assurer que celui ci n’a pas été traité au préalable et que la forêt n’a pas été surexploitée. Quant à l’utilisation des encres végétales, elles peuvent s’avérer comme une alternative à réfléchir.
Il m’a toujours semblé évident qu’il valait mieux privilégier la qualité à la quantité et cela dans n’importe quelle activité.
En tant qu’auteure, j’essaye d’agir à mon niveau en ayant un rythme de créativité artistique humain et logique, en parlant autour de moi de ces idées, proposant ainsi le résultat de mes réflexions. Libre à chacun de les utiliser.

Vérité et fiction historique

En tant qu’auteure, il est logique de se poser des questions sur l’écriture comme par exemple : si j’écris une fiction historique doit-elle respecter obligatoirement un cadre historique ?
C’est souvent en se rapprochant d’une définition que la solution apparaît. Une fiction historique est avant tout une œuvre littéraire et contrairement à un livre écrit par un historien(n)e dont l’objectif serait de relater avec la plus grande exactitude des faits, prendre des libertés avec le texte fait partie de la démarche artistique. A chacun de se situer selon son caractère, plus ou moins près de ce que nous pourrions considérer comme la réalité historique.
Il y a quelques temps, j’ai lu un article intéressant sur la nouvelle adaptation cinématographique des 3 mousquetaires (A. Dumas) après avoir vu le film. Et cela m’a fait réfléchir. Il est évident que l’auteur a imaginé de nombreux faits sur fond historique mais à aucun moment le romancier ne s’est positionné comme un spécialiste mais d’avantage comme un passionné qui faisait vivre à ses personnages des aventures. Et cela, qu’il ait travaillé seul ou en collectif. Je pense en tant qu’auteure, que l’écriture d’une fiction historique diffère d’un essai historique.

Lien internet :

Lire magazine littéraire n°517 (article lu sur les 3 mousquetaires)

La Liberté de rêver

Je vous avais parlé de lutter contre le manque d’inspiration. Voici quelques astuces. Lorsqu’il m’arrivait de bloquer sur une idée, je jouais de la musique et dessinais. Par exemple, j’apportais des améliorations à la diligence en la représentant. Cela me permettait de donner une certaine originalité à celle-ci. Je réécoutais les formations que j’avais suivies, je revoyais mes notes. Si rien n’y faisait cela signifiait qu’un élément ne correspondait pas à l’écriture du livre. Cela peut se produire si vous contrôlez trop vos personnages. Ils ont leur propre existence au sein du livre. Le récit se bloque lorsqu’un ou plusieurs personnages agit de façon opposée à sa personnalité.

Ce texte est un extrait de mon masterclass

Classiques hollywoodiens et littérature

Les classiques du cinéma Hollywoodien ont influencé l’écriture de ma fiction Duel à Albi.

Dans le récit, je fais allusion à plusieurs films comme :

Cœurs brulés

Le jardin du Diable

La loi du Seigneur

 

Le scénario de certains films s’inspire de la littérature.

Pour qui sonne le glas d’après le roman d’Ernest Hemingway

Peter Ibbetson d’après le roman de George Dumaurier

J’ai choisi des titres évocateurs en adéquation avec le ton impertinent du dialogue. Ils participent ainsi à créer la dimension fantastique dans laquelle je souhaitais plonger ma nouvelle et le public.

Pour la partie documentation j’ai pris rendez-vous  dans une cinémathèque pour lire quelques extraits de livres qui m’ont apportés des éléments.

biographies autour des acteurs et actrices de cinéma

Merci à la cinémathèque de l’institut Jean Vigo.

Apprendre à collaborer

Feuilles avec un texte écrit et enregistreur

Les lecteurs et lectrices posent souvent des questions en lien avec notre métier.  Chaque auteure a son propre cheminement et ses techniques. Pour ma part, j’écris souvent mes idées sur des feuilles ou un carnet sans ligne. Cela me permet de les déplacer plus facilement. Par contre, lorsque je rédige, l’ordinateur est mon principal outil. Ceci dit, il m’arrive aussi d’utiliser un enregistreur pour ne pas perdre des idées musicales que j’utilise (ou pas) selon  les besoins. La photo que j’ai publié aujourd’hui correspond au projet sur lequel je travaille. Pour celui ci j’ai fait appel à d’autres professionnels pour finaliser certaines parties (agrandissements, relecture de traduction, conseils, avis d’acteurs (trices) pour proposition et jouer.

La diligence dans Fantastic L.A.

Comme je l’ai très certainement dit précédemment, lors de l’écriture de mon livre Fantastic L.A. j’ai dessiné certains éléments et ajouté des détails qui m’ont permis d’avancer dans l’écriture. Aujourd’hui je vous présente la diligence de Fantastic L.A.

Dessin imaginé d'une diligence
Améliorations pour éviter les accidents lors du voyage de nos personnages. Frein à main. Marche pied amovible. Essieu renforcé, alliage de deux métaux brevet numéro 14462, élément permettant de résister à la corrosion. Amortisseur. Sièges rembourrés. Meilleure prise au vent.

Itinéraire :
Utiliser le vent. Choisir un trajet avec un point de départ dans le sens du vent. Les itinéraires ne sont connus que la veille du départ.

1880
Attelage :
– Choisir des chevaux résistants aux intempéries (pelage épais les protégeant de la neige et de la pluie).
– Changer d’attelage à chaque relais pour éviter de fatiguer les chevaux. Leur donner à boire et bien les nourrir.
– Utiliser des harnais et sangles spécifiques les laissant libres de leur mouvement tout en permettant un maintien dans la conduite.
– Fers à cheval et sabots. Changement, nettoyer, brosser.

Lancement du Masterclass d’Auteur(e)

masterclass, workshops
mon dossier de travail contenant les supports du masterclass
photo illustrant un document officiel
Lecture grande cause nationale – cnl et pass culture

J’ai le plaisir de vous annoncer mon nouveau Masterclass. Sélectionné par le C.N.L, le 24 août 2022, des sessions sont encore disponibles pour le mois d’octobre et de novembre. Je vous donnerais prochainement des nouvelles au sujet de la future session 2023.

Pour en savoir plus sur le contenu du Masterclass rendez-vous sur cette page.

Création de personnages

Lors du processus d’écriture de Fantastic L.A, j’ai quelquefois dessiné certains éléments du récit. Afin de créer le personnage de fiction d’Hortensia Tercero, je me suis inspirée des premiers concours d’escrime féminins. L’action se déroule au 19ème siècle. Hortensia décide de prendre une diligence, fermement décider à se rendre sur les lieux.

Académie d’armes de Paris. Concours international d’escrime féminin, fleuret, épée, sabre. Le 29 mai 1880.

Liens internet :

Article sur l’escrime (histoire et civilisations magazine).